Bains, dominé par le Mont Devès (1423 m d’altitude) au cœur des monts du Velay, est essentiellement une région volcanique. Ses nombreuses gardes composées de tufs et scories volcaniques de couleurs, rouge, jaune, ou vert rompent la monotonie du plateau. Le sol est fertile où poussent le blé, l’orge et la fameuse et bien connue « lentille du Velay ».

Bénéficiant d’une bonne hygrométrie, Bains est un terroir verdoyant à l’air vivifiant où il fait bon vivre.

En 1901, la Commune toute entière recensait 1467 habitants. Aujourd’hui, ce sont 1400 habitants qui vivent sur cette commune.
De nombreux équipements sont présents et à disposition de la population.

  • 2 écoles
  • 1 accueil de Loisirs
  • Des professionnels de santé : 2 médecins, 2 dentistes, 1 kinésithérapeute, 2 ostéopathes, 1 pharmacie, 2 infirmiers libéraux,
  • 1 bibliothèque municipale
  • 1 agence postale présente dans la Mairie
  • L’unité rurale des Assistantes sociales de secteur
  • 1 relais d’Assistantes Maternelles
  • 1 gendarmerie
  • Des commerces de proximité : boulangerie, épicerie, restaurant, pizzeria,traiteur, débits de boisson, marchands de matériaux, auto-école…
  • Des artisans

Histoire

Les origines de Bains remontent au règne de Lothaire. En l’an 983, le nom de Bains apparaît.

La seigneurie de Bains appartenait à la famille De Montlaur jusqu’en 1258. Le château a été construit comme l’église vers 1100. Il a été rasé sur ordre de justice suite aux exactions du Seigneur de l’époque sur la femme du juge du Puy. Il a été reconstruit vers 1600 dans sa forme actuelle. Ce château a été acquis en 1922 par Victor Joubert au Marquis de Miramon-Pesteilhs. Il est depuis la propriété de La famille Joubert-Dessimond.

La paroisse de Bains possède aussi des richesses historiques intéressantes, en particulier l’église Sainte Foy, la chapelle St Roch mais aussi la « Via Bolena ». Cette voie romaine reliait Lyon à Toulouse. En venant de Ruessium (St Paulien), par Sanssac l’église, puis sur la Commune de Bains traversant les villages de Jalasset, Farigoules, Fay et Montbonnet, la Via bolène continue sur la commune de St Jean Lachalm.

L’église de Bains date de la première moitié du XIIème siècle. Au cours des siècles, notre église a subi certes de nombreuses restaurations. La population s’accroissant, elle fut même agrandie en 1875. Soigneusement entretenue, elle accueille ses paroissiens et de plus en plus de pèlerins qui rejoignent Saint Jacques de Compostelle. Elle a été rénovée en 1993.

Un autre vestige du passé, la croix de Bains, constituée en fer forgé, est située près de l’église. Elle date du 4e quart du XVIIIe siècle.

L’ancienne maison cruriale (communément appelée la Cure) a été restaurée en 1696. Elle a été démolie en 1939 et rebâtie, puis vendue à un particulier, en 2007.

Quant au monument aux morts, il a été édifié en 1924 sous le mandat de Victor Joubert.

En 1841, sous le mandat de Monsieur Lioutaud, il a été décidé de construire la mairie et l’école publique. La réhabilitation de ce bâtiment en 1989 a permis de rendre plus fonctionnel la Mairie, d’offrir deux appartements, et l’agence postale. Une école pouvant accueillir une centaine d’enfants a été construite en face.

Sur la Commune, on compte également une école privée tenue longtemps par des religieuses.

Dans les hameaux, on compte également des Assemblées ou maisons des béates, facilement reconnaissables par leur clocheton.

Aux alentours de 1665, les béates ou filles de l’instruction appartenaient à l’instruction créée au Puy en Velay par Anne-Marie Martel. Ces personnes n’étaient pas des religieuses au sens strict du terme. Elles ont rempli pendant près de deux siècles le rôle d’institutrice apprenant aux enfants les rudiments scolaires et religieux mais aussi pour les jeunes filles l’art de la dentelle. La béate dans les villages était aussi garde malade, sage-femme et pouvait assister les mourants.

La via Podiensis est la première étape du chemin de pélerinage de St Jacques de Compostelle en partant du Puy en Velay. On vient de Saint-Christophe-sur-Dolaizon, pour se rendre à Saint-Privat-d’Allier.

Le passage à Bains de nombreux pèlerins ne peut être contesté et l’itinéraire proposé au-delà demeure très plausible, surtout si l’on considère que le village de Fay est mentionné en 1236 dans le cartulaire des Templiers. Cet ordre ayant pris une part importante dans la protection des pèlerins, nous sommes vraisemblablement en présence d’un ancien mais authentique chemin de Saint-Jacques.

En sortant de Bains en direction de Saugues, près de Montbonnet, la chapelle Saint-Roch aurait été édifiée grâce à la famille de Montlaur. Cette chapelle a été restaurée au XXe siècle. L’intérieur conserve les statues de Saint-Bonnet, qui donna son nom au hameau, sainte Bonnette qui s’illustra à Brioude lors des invasions normandes, et naturellement saint Roch, qui serait passé ici alors qu’il revenait d’un pèlerinage à Rome. Saint Roch, originaire de Montpellier, aurait contracté la peste lors de son pèlerinage vers la ville sainte. Réfugié dans une grotte, il aurait été guéri par un ange tandis qu’un chien lui apportait chaque jour un morceau de pain pour le nourrir. De retour à Montpellier, le saint fut jeté en prison où il mourut. On se demande toutefois ce que serait venu faire à Montbonnet le saint de retour de Rome pour aller à Montpellier. Cependant, il faut avouer que si tous les chemins mènent à Rome, il est de même probable qu’ils en reviennent.

De nombreuses croix jalonnent nos chemins. Suivant un inventaire de 1964, la commune de Bains est l’une des plus riches de Haute-Loire en nombre de croix.

Pour en savoir plus sur les sites et monuments >>

Composée de 12 villages, sa superficie totale est de 3756 hectares.