
Le 04 septembre, nous apprenions avec tristesse le décès de Paul Souche.
Paul est né le dernier jour du mois de mai 1947. A l’époque on naissait chez soi ; il voit donc le jour sur la commune de Saint-Jean-de-Nay. Il est arrivé 15ème sur une fratrie de 16 enfants, dernier des 7 garçons. Cet honneur lui a valu d’être parrainé par le premier Président de la 4ème république Vincent Auriol. Il en tient son 4ème prénom, car à l’époque on n’avait pas non plus besoin d’imagination pour nommer ses enfants ; ainsi il a été baptisé Paul Gabriel Edmont Vincent.
Plus tard, c’est HEC (Les Haute Ecole Communales) qui lui permettent d’obtenir son certificat d’études. Puis, c’est à Clermont Ferrand qu’il effectue son service militaire au sein de l’armée de l’Air. Il en garde un excellent souvenir en tant que sous-officier du mess.
La vie professionnelle peut alors commencer entre agriculture et travail d’usine. C’est en 1979 qu’il se fixe dans un petit village de la commune de Coucouron en Ardèche. Il s’y épanoui avec Eliane épousée un an plus tôt, et leur trois enfants : Stéphane, Richard et Sabine.
La ferme étant devenue difficilement rentable, la famille revient en Haute-Loire le 7 juin 1990 et s’installe dans une exploitation plus moderne, à Bains au village de Farigoule. Il y travaille toujours en couple mais dans des conditions grandement améliorée : transfert de lait, round baller, évacuateur qui leur permettent d’entrer dans une agriculture plus moderne. Malgré cela, c’est une vie qui demeure rude et sans congés. Un vie qui permet à leurs enfants de ne jamais manquer de rien. Les enfants, de leur côté, donnent la main et, là, se transmettent les valeurs chères à son cœur : travail, respect, effort, humilité, générosité.
C’est animé de ces valeurs qu’il s’engage pour sa commune. Au côté de Michel Décolin, les bainsois lui accordent leur confiance pendant 3 mandats. Le Conseil Municipal l’élira adjoint, fonction qu’il occupera pendant plusieurs années. Il aura le bonheur de marier son fils Richard à Séverine, avec une belle écharpe tricolore. Il en tirera une certaine fierté, celle qu’il avait pour ses enfants.
A ce moment-là, la famille s’agrandit : Maxime et Emilie arrivent. Et Paul devient papi : « Papi Paul ». Il prendra un véritable plaisir à garder ses petits-enfants, les câliner, les voir grandir !
Puis vient enfin le temps d’une retraite bien méritée. En 2008, il emménage dans le bourg de Bains. Mais, il ne s’agit pas de rester sans rien faire : ce serait mal le connaitre ! Il s’occupera donc de son jardin, prendra enfin le temps de lire les livres choisis à la bibliothèque. Il pourra aussi, et enfin, suivre en intégralité les épreuves du Tour de France, course qu’il suit tous les étés avec une assiduité jamais démentie.
En hiver c’est la saison des concours de belote auquel ils participent avec Eliane. Il faut dire que les entrainement aux cartes ne manquent pas : un moment à quatre et c’est une belotte sur la table du salon ou de la cuisine. Les concours lui donnent l’occasion de remplir les placards de lentilles, pâtés et autres babioles, les lots de valeurs n’étant pas ramené très souvent. Malheureux aux jeux : Heureux en amour.
Et de l’amour il en déborde pour sa femme, ses enfants et ses petits enfants dont 4 arrivent pendant cette période : Alex, Clément, Louis et enfin Jeanne il y a 9 ans.
C’est ainsi que le temps passe, les fêtes de Noël, les communions, les baptêmes les anniversaires, … les réunions de familles se succèdent. Il adorait ces moments de joies et de bonheur partagé.
Nous présentons à son épouse, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille nos très sincères condoléances.