
Le 08 septembre, nous apprenions avec tristesse le décès de Georgette Giraud.
Georgette, l’aînée de trois filles, est née Lebre le 5 mars 1933, dans une ferme à Bonnefont, commune de Séneujols.
Elle fréquente d’abord l’école primaire du village, où elle se rend à pied en donnant la main à sa petite sœur, Yvette. Danielle naîtra 9 ans après.
Ensuite, elle va au lycée Saint Régis au Puy.
Plus tard, elle monte sur les planches avec une petite troupe de théâtre locale de la J.A.C, et il semblerait que c’est bien là qu’elle rencontre Gabriel qu’elle épouse le 1er mai 1954.
Ils habiteront à Montbonnet et auront quatre enfants : Elisabeth, Jean-Marc, Philippe, et Laurence.
Avec beaucoup d’énergie, d’optimisme et d’efficacité elle travaille à la ferme où elle se spécialise dans la fabrication d’excellents fromages aux artisons, tout en participant à la vie associative locale : groupes de paroles MCR, « les amis de Saint-Roch ». Elle aime aussi soigner ses fleurs, tricoter, coudre et bricoler.
Plus tard, elle donne beaucoup de son temps et d’affection à ses petits-enfants.
Puis, à l’heure de la retraite, elle se lance dans une incroyable mission humanitaire.
En 1990, très émue par la situation des roumains après la chute de Ceausescu, elle participe à la création d’une association « le Puy sans frontière ».
Elle récolte des dons et les cartons de vêtements, de fournitures scolaires, de produits d’hygiène, … les médicaments remplacent peu à peu le foin dans la grange.
Elle organise une dizaine de voyages en Roumanie pour distribuer toutes ces collectes directement dans les villages, les orphelinats et les écoles.
L’accueil chaleureux des habitants la récompense de tous ses efforts, et elle revient chaque fois en France avec l’envie de repartir.
En 2012, après le décès son mari, elle perd un peu de sa grande énergie, mais garde sa générosité et son sens de l’accueil. C’est là qu’elle s’investit au Secours Catholique, où elle passe beaucoup de son temps à trier des vêtements, les réparer. Elle fabrique également des petits tabliers de cuisine qui sont vendus.
Aux côtés de sa sœur Yvette, ses dernières années à l’EHPAD, sont paisibles. Georgette fait face avec résilience, sans jamais se plaindre de ces nouvelles conditions de vie et de son vieillissement, jusqu’à ce mardi 8 septembre où elle part pour son dernier voyage.
Nous présentons à ses enfants et toute sa famille nos très sincères condoléances.